Carte postale plutôt qu’e-mail ?

Le CourrieR à la mode…

Les vacances approchent pour les uns… ou sont déjà là pour les autres. Il est temps de vous déconnecter en vous coupant de vos ordinateurs, de vos téléphones portables, de laisser les recherches web, de moins consulter vos adresses e-mails.

Prendre le temps… prendre le temps de choisir une carte postale, d’écrire une lettre manuscrite, d’aller la poster… et, pour votre destinataire… patienter, saluer le facteur de jour en jour, jusqu’à savourer sa lecture dans la pelouse de votre jardin ou celle d’un parc. Puis répondre… sur un joli dessin retrouvé dans ses tiroirs.

Eh oui, vous ne le savez pas encore, mais les échanges épistolaires reviennent à la mode, d’autant que l’industrie du papier suit des normes de bonnes pratiques environnementales.

Le CourrieL énergivore…

En souhaitant faire des économies de papier, nous n’avions pas pensé à tout ce que ça engendrerai. L’énergie consommée de l’émission à la réception d’un courriel (c’est un e-mail) est considérable. Elle l’est d’autant plus si l’on prend en compte la fabrication et l’énergie nécessaire pour faire fonctionner les serveurs. Une étude de BIO Intelligence Service, détermine que quotidiennement un salarié français émet, en moyenne, 136kg équivalents CO2, soit 13 allers-retours Paris/New-York pour 100 personnes, uniquement en envoyant et recevant des courriels…

Paris Normandie se demande « qui aurait cru qu’envoyer un mail avec une pièce jointe de plus de 1 Mo équivalait à l’utilisation de 30 minutes d’un réfrigérateur ? »

Selon l’ADEME, « l’impact climatique de l’envoi d’un courriel avec pièces jointes augmente sensiblement avec le poids des pièces jointes, le nombre de destinataires et leur temps de stockage sur un serveur. L’envoi de 33 courriels d’1 Mo à 2 destinataires par jour et par personne génère annuellement des émissions équivalentes à 180 kg de CO2, ce qui équivaut à plus de 1000 km parcourus en voiture. »

D’après Cyril Dion dans Kaïzen, « sobriété et bon sens semblent être les maîtres mots, quelle que soit la solution choisie. Ceci dit, le bon vieux papier traditionnel est loin d’être le plus polluant, comme il en a souvent été accusé. […] la ressource papier peut être gérée durablement (tant pour la production qu’en matière de recyclage) bien plus facilement que la ressource informatique ».

Les impacts environnementaux des TIC, Technologies de l’Information et de la Communication, augmentent avec…
  • …le nombre de destinataires des courriels.• Pour réduire mon impact, je cible les destinataires de mes messages et je limite les envois en nombre. Quand je réponds à un message groupé, je sélectionne les destinataires de ma réponse : je ne l’envoie qu’à ceux qui sont concernés !
  • …le temps de lecture à l’écran.• Pour y remédier, j’envoie des documents faciles à lire et donc rapides à consulter.• Je conçois des présentations de type « slides » avec peu de texte.
  • …le poids des documents en pièces jointes•. Pour cela, j’optimise la taille des documents que j’envoie (fichiers compressés, images et PDF basse résolution, lien hyper-texte à la place d’un document…).• Je supprime les pièces jointes qui peuvent être attachées au message quand je réponds à un correspondant.• Je cherche une solution alternative si mon courriel est très lourd. Ou j’utilise un espace de stockage dématérialisé qui garde mes données que peu de temps.
  • …le stockage des courriels.• Pour cela, je gère ma boîte en essayant de ne conserver que les courriers électroniques nécessaires, et seulement pendant qu’ils le sont. Je fais un tri régulier de ma boîte courriel.• Je supprime immédiatement tous les spams ! Encore mieux, j’installe un anti-spam sur mon ordinateur. Je ne garde pas mes mails supprimés trop longtemps.

L’impression mais attention…

…raisonnablement et à bon escient•. Je n’imprime les messages, les pièces jointes, les pages web que si c’est utile. • Je règle mon imprimante en « qualité brouillon », « recto-verso », « noir et blanc » et en « livret » ou « brochure » A5.

Diminuer de 10% le taux d’impression des mails reçus par les employés d’une entreprise de 100 personnes permettrait un gain de 5 tonnes équivalent CO2 sur un an (soit l’équivalent d’environ 5 allers-retours Paris/New-York).

Dernier petit conseil, avant de partir en vacances, pensez à débrancher votre box internet (elle consomme 200 kWh/an), vous pouvez aussi installer une minuterie pour l’éteindre la nuit. Mais pas seulement, vous pouvez débrancher tous vos appareils, ils consomment malgré tout même s’ils ne sont pas allumés.

L’Espace Info-Energie de l’ALEC 27 vous souhaite de belles vacances. Profitez-en pour faire le plein d’énergie !

Source : « Internet, courriel : réduire les impacts » de l'ADEME
13 juillet 2016
par