Détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone : équipez-vous !

On n’est jamais trop prudent … Cette phrase, que l’on entend régulièrement, correspond bien au rôle que remplissent des détecteurs de fumées ou de monoxyde de carbone. Si le second n’est pas encore obligatoire pour les logements, le premier va l’être très prochainement, dès le 8 mars 2015.

250 000 incendies par an, 800 victimes et 3 000 blessés graves

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Même si le détecteur autonome avertisseur de fumée (DAAF) ne permet pas de réduire le nombre d’incendies, il va avertir rapidement les occupants du logement et ainsi permettre de diminuer le nombre de décès ou de blessés graves.

Plusieurs pays ou régions ont déjà généralisé l’installation de ces équipements : Norvège, Grande-Bretagne, Québec. D’après les statistiques réalisées dans ces pays, un taux d’équipement supérieur à 80 % a permis de diviser par deux le nombre de décès. En 2010, seuls 3 % des logements français en étaient équipés. 

Les points essentiels à connaître avant l’installation

La loi n° 2010-238 du 9 mars 2010 rend obligatoire la présence d’un détecteur avertisseur autonome de fumée (au minimum) dans chaque logement à partir du 8 mars 2015. Son installation incombe à l’occupant du logement, sauf exception.

Le choix du modèle est important, vérifiez qu’il soit conforme à la norme NF EN 14604.

Si le logement comporte plusieurs niveaux, il est conseillé de fixer un détecteur au niveau de chaque escalier. Si une chambre est éloignée des autres, l’installation d’un autre détecteur dans celle-ci est recommandée.

Vous devrez également respecter quelques règles afin qu’il soit correctement installé. Positionné en partie supérieure (au plafond ou à défaut en partie haute d’un mur), le détecteur se situera dans ou près des chambres, dans le couloir menant aux chambres et à distance des sources de vapeur ou de fumées (cuisine, salle de bains).

Côté tarif, compter environ 20€ pièce.

N’oubliez-pas de prévenir votre assureur habitation de l’installation de détecteur de fumée, par l’intermédiaire d’une attestation.

Enfin, pour comparer les différents détecteurs, l’association de consommateurs UFC Que Choisir a réalisé un test complet sur ces équipements.

Détecter à temps le monoxyde de carbone dans votre habitation

Le monoxyde de carbone est un gaz invisible, inodore, toxique et mortel. Chaque année, 1 000 personnes environ sont intoxiquées par ce gaz, dont une centaine de cas mortels.

Toute combustion de carbone incomplète, due à une insuffisance d’air ou d’oxygène, est source de monoxyde de carbone. Celle-ci peut provenir d’un foyer avec mauvais tirage (voire sans tirage), d’incendies, du percement d’un conduit de chaudière, de gaz d’échappement…

En résumé, le monoxyde de carbone (CO) peut provenir du mauvais fonctionnement d’un appareil à combustion fonctionnant au charbon, au gaz, à l’essence, au bois, au fioul ou à l’éthanol.

 Il existe depuis plusieurs années des détecteurs avertisseurs autonomes de monoxyde de carbone. D’après les tests effectués par UFC Que Choisir, ils n’ont pas tous la même sensibilité et la même fiabilité. Pour consulter le comparatif, cliquez ici.

Sachez qu’il faut compter entre 40 et 100€ pour ce type d’appareil. Il n’y a aucune obligation pour le moment mais il est recommandé d’en installer un entre le ou les appareils de combustion et les chambres.

Ces deux détecteurs (fumées et monoxyde de carbone) représentent un faible investissement et s’avèrent essentiels pour prévenir un incendie et un risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

Pour en savoir plus :

  • sur les détecteurs de fumée : 

Article UFC Que Choisir sur les critères de choix d’un détecteur de fumée

Le guide réalisé par les Ministères du Logement et de l’Intérieur

  • sur le monoxyde de carbone :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Monoxyde-de-carbone,12973.html

20 juillet 2015
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