Le Fidelaire chauffe sa mairie et son nouveau restaurant scolaire aux pellets

Soucieuse des problématiques environnementales, la commune du Fidelaire a sollicité la mission bois-énergie de l’ALEC afin d’envisager le chauffage au bois pour le futur restaurant scolaire.

Généralement, le local chaufferie des bâtiments existant n’est pas suffisamment spacieux pour accueillir une chaufferie bois et ses équipements. L’adaptation de ces bâtiments entraîne alors des coûts de génie civil pour aménager un local chaufferie.

Lors de la construction d’un nouveau bâtiment, il suffit de prévoir quelques m² supplémentaires dans le local technique pour intégrer, à moindre coût, une solution bois-énergie.

 

Dans ce cas-ci, l’opération est d’autant plus avantageuse que l’installation a été dimensionnée afin de pouvoir chauffer un bâtiment (mairie et école) , distant d’une soixantaine de mètres, qui était auparavant chauffé au fioul.

A la clé : une réduction des émissions de CO2 et une économie sur les coûts de combustible.

 

Côté technique

La chaufferie est composée de deux chaudières de 48 kW en cascade pour une puissance totale de 96 kW et d’un ballon tampon de 1000L.

Ce dimensionnement permet d’optimiser le fonctionnement des chaudières bois qui possèdent un minimum technique d’environ 30% de leur puissance nominale.

Les chaudières sont capables de délivrer une puissance allant de 30 à 100% de cette puissance nominale.

Plus la température extérieure est faible, plus la puissance appelée est grande. Les installations de chauffage sont dimensionnées sur Pmax, la puissance appelée pour une température extérieure minimale règlementaire (-7°C dans l’ Eure).

Théoriquement, la puissance nécessaire varie de Pmax par -7°C à 0 pour une température extérieure égale à la température intérieure.

En présence d’un seul générateur, lorsque la température extérieure (dès 11°C) nécessite une puissance inférieure au minimum technique, la chaudière fournira une puissance supérieure à celle nécessaire. La chaudière aura alors un fonctionnement en dents de scie (alternance de phases de marche et d’arrêt).

Ici, la présence de deux générateurs permet d’abaisser le minimum technique global de l’installation. Les chaudières ont toujours un minimum technique de 30% de leur puissance nominale mais, en mi-saison, seule une chaudière fonctionne. La température extérieure correspondant au minimum technique serait alors d’environ 15°C.

Au-delà, le ballon tampon permet de stocker l’énergie excédentaire. Une fois le ballon complètement chargé, la chaudière s’arrête et l’énergie stockée dans le ballon tampon se décharge dans les réseaux hydrauliques afin de chauffer les bâtiments.

6 avril 2017
0 Commentaires/par
0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *