Face à la montée régulière des évènements extrêmes, il est nécessaire de les prévoir et les observer pour essayer d’agir plus efficacement sur la réduction des facteurs inhérents au changement climatique.

 

Le lien de cause à effet entre l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et le changement climatique n’est plus contesté. La quasi-totalité des chercheurs dans le monde s’accorde sur ce sujet.

Canicules, ouragans, inondations, sécheresse… Les relevés issus de l’espace sont devenus incontournables pour mesurer l’évolution de ces phénomènes et permettre aux scientifiques de les modéliser de mieux en mieux.

Les premières mesures de gaz à effet de serre étaient faites au sol et continuent d’être relevées mais, face à l’augmentation pressentie de ces gaz, il est apparu que seule l’observation satellite permettrait une couverture globale. Le lancement de satellites spécialisés a commencé à se développer de manière significative au début des années 2000.

Les outils s’améliorent régulièrement par leur capacité à analyser de plus en plus finement le CO2 mais aussi d’autres gaz comme le méthane par exemple dont la présence croissante devient également préoccupante. En effet, sur cent ans, une tonne de méthane contribue 25 fois plus au réchauffement global qu’une tonne de CO2. La difficulté est d’établir des mesures suffisamment précises alors que ces gaz sont fortement dilués dans l’atmosphère.

Aujourd’hui, on souhaite aussi identifier géographiquement les sources d’émission afin d’agir sur les pollueurs, ce qui est également complexe techniquement.

Dans la continuité de l’Accord de Paris (décembre 2015), la mise en place d’un Observatoire Spatial du Climat (SCO) a été préconisé lors de la déclaration de Paris (décembre 2017) et sa création entérinée dans la foulée. Cet observatoire doit rassembler tous les grands acteurs du spatial, les scientifiques et les instances internationales. Le programme SCO permettra, entre autres, d’améliorer encore l’identification et la quantification des sources d’émission des gaz à effet de serre, la distribution de multiples indicateurs et un accès facilité aux données relevées.

La France est largement engagée dans ce processus d’observation et d’analyse et participe activement à plusieurs projets internationaux au travers d’établissements comme le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) ou le Laboratoire Atmosphère, Milieux, Observations Spatiales (LATMOS). Parmi les projets en cours, deux satellites seront lancés en 2021, Microcarb et Merlin. Ils permettront d’améliorer l’identification et la cartographie des sources d’émission de CO2 pour Microcarb et de méthane pour Merlin.

Pour en savoir plus :

Site de l’Observatoire Spatial du Climat

Site de Latmos

https://cnes.fr/fr/sedd2017-microcarb-et-merlin-2-missions-au-service-du-climat

https://merlin.cnes.fr/

Crédit photo: Adobe Stock et Fotolia
15 septembre 2018
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