L’édito de la newsletter de mai 2016

« Le monde nouveau est en train d’émerger à l’échelle du micro »

C’est ce qu’écrivait le philosophe Patrick Viveret en conclusion d’un ouvrage paru en 2012 : Un Million de Révolutions tranquilles, à l’instar du film Demain, recensait et mettait en valeur de nombreuses initiatives qui sont autant de « micro-réalisations » avec pour objectif le développement soutenable des territoires.

L’engagement, dans notre département, de collectivités de plus en plus nombreuses sur le chemin de la transition énergétique est une belle illustration de cette citation. Les intercommunalités savent qu’elles sont l’échelon le plus pertinent pour répondre aux défis du changement climatique et faire face aux bouleversements engendrés par la loi NOTRe et la baisse des dotations de l’Etat. La fusion des communes et des intercommunalités exigent des élus qu’ils élaborent de nouveaux projets de territoire, qu’ils définissent ensemble des outils de solidarité financière et déclinent tous les domaines de mutualisation possible. Avec les contraintes budgétaires imposées au bloc communes-intercommunalités, les économies de fonctionnement sont de rigueur et la sobriété énergétique est tout naturellement recherchée. Pour autant, les collectivités locales ne disposent pas nécessairement en leur sein de l’ingénierie nécessaire pour établir les diagnostics et élaborer des projets structurants d’économies d’énergie.

C’est pourquoi le Pays Risle-Estuaire et le Pays d’Avre, d’Eure et d’Iton ont signé respectivement le 1er avril et le 1er mai une convention pluriannuelle avec notre Agence Locale Energie Climat. Ce partenariat trouve sa source dans la volonté de leurs présidents, Monsieur Allain GUESDON et Madame Michèle ROUVEIX, d’inscrire dans le projet de leur territoire la question de la transition énergétique. Ce sont, au total, 168 communes dont le patrimoine représente une facture énergétique de plus de 5 millions d’euros annuels.

Très concrètement, ce sont les conseillers en énergie partagée de l’ALEC qui accompagnent ces territoires. Le CEP travaille en proximité avec les élus et les agents de la collectivité qu’il accompagne dans le but de :

  •  réaliser des économies d’énergie (donc de fonctionnement)
  • apporter une aide à la décision permettant de faire des choix en matière de performance énergétique du patrimoine.
  • diminuer l’impact carbone du territoire en initiant des techniques de développement durable.

 Au fil des années, l’ALEC 27 est devenu un pôle d’expertise et de mutualisation d’ingénierie sur les thématiques énergies climat. La présence des chargés de mission au sein d’une même structure accroît la synergie entre les dispositifs d’accompagnement. Les compétences en énergétique et en techniques du bâti des chargés de mission, alliées à la culture de l’ALEC 27 du travail en partenariat, permettent de garantir la qualité du travail et une bonne coordination entre les acteurs du territoire.

Je me réjouis de la signature de ces nouvelles conventions avec les Pays Risle-Estuaire et d’Avre, d’Eure et d’Iton. Elles soulignent la détermination des élus à participer à la construction d’une société plus durable. Ce n’est pas seulement la nécessité de faire des économies qui les motivent mais bel et bien la volonté de « répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins ».

Anne TERLEZ

Présidente de l’ALEC 27

9 mai 2016
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