Défi Watt collège : focus sur les pratiques exemplaires des collèges engagés

L’ALEC 27 organise et anime ce défi qui consiste à définir des éco-gestes de la façon la plus collaborative possible et d’atteindre 8% d’économies sur les consommations énergétiques du collège.

Il concerne 5 collèges du Département :

  1. Marc Chagall à Gasny
  2. Jean Rostand à Evreux
  3. César Lemaître à Vernon
  4. Jean-Claude Dauphin à Nonancourt
  5. Lucie Aubrac à Bueil

Des idées plein la tête !

139 idées d’éco-gestes à mettre en œuvre : c’est la prouesse réussie par les collèges participant au défi Watt collège. Une manne d’idées co-construites entre élèves, professeurs, agents d’entretien, de maintenance, de cuisine, principaux et gestionnaires sur la base d’un diagnostic du collège par les élèves.

Parmi ces 139 idées, certaines d’entre elles sont évidemment similaires, comme réaliser des affiches, étiquettes, stickers ou encore des messages de fond d’écran pour rappeler d’éteindre les ordinateurs à la fin des journées de cours, par exemple.

D’autres idées sont en revanche uniques, telle la venue dans les classes des agents des cuisines et d’entretien pour sensibiliser les élèves au gaspillage alimentaire et au besoin de conserver la cour propre à Vernon (collège César Lemaître) ou créer une image pour savoir comment remplir son frigidaire et installer une éolienne (collège Marc Chagall à Gasny).

Concertation : maître mot du défi Watt collège

Ces idées ne sont pas venues seules : suite à la réalisation d’un diagnostic de leur établissement dans les domaines de la consommation électrique, des transports, de l’utilisation du chauffage, de la gestion des déchets et de l’eau, les élèves ont ensuite identifié ce qui pouvait être source de gaspillage.

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Les idées sont partagées par toute la classe et quelques personnes des équipes pédagogiques, administratives et d’entretien car tous les acteurs ne peuvent pas assister aux séances. C’est pourquoi des réunions spécifiques avec tous les professeurs et les agents sont prévues par la suite. Ces moments sont l’occasion pour tous de recenser les problèmes et d’apporter leurs solutions.

Chacun a la parole :

  • « Le débit des robinets est trop fort dans les toilettes, on est éclaboussé quand on veut se laver les mains ! »
  • « on voit des tranches entières de viande qui n’ont pas été touchées être jetées »
  • « comment peut-on faire pour que la lumière de ce couloir ne soit pas tout le temps allumée ? »
  • « on pourrait mettre un panneau avec ‘la cour n’est pas une poubelle’ ! »
  • « il faut demander l’isolation des tuyaux entre le chauffe-eau dans la chaufferie et les cuisines »

sont autant d’idées et de remarques ayant été échangées lors de ces séances et réunions.

« L’ambiance dans la classe s’est améliorée depuis le lancement du défi Watt », explique M. Zandecki, le principal du collège César Lemaître de Vernon. « Les élèves trouvent du sens à l’action. »

L’objectif est de créer des espaces de dialogue entre tous les personnels pratiquant le collège au quotidien et n’ayant pas forcément l’occasion de se rencontrer et d’échanger. Les pratiques des professionnels permettent également aux élèves de prendre conscience de l’envers du décor et de confronter leurs idées aux réalités organisationnelles, humaines et financières.

Impliquer pour responsabiliser

En effet, une fois qu’un problème est soulevé, encore faut-il trouver la ou les solutions pour le résoudre. Les solutions sont souvent avant tout humaines : qui a la compétence et qui a le temps de mener à bien cet éco-geste ?

De plus, un des plus grands enjeux du défi Watt est de sensibiliser les élèves aux conséquences des comportements d’incivilité et de les impliquer pour trouver les solutions permettant d’y remédier. Comment faire pour lutter contre les mandarines éclatées dans la cour de récréation ? Contre les papiers jetés quotidiennement dans la cour ? Contre les rampes d’escalier arrachées ? Contre les portes cassées ou laissées ouvertes en permanence ? Contre les jeux d’allumage et d’extinction des lumières ?

Au-delà de l’environnement, c’est aussi le cadre de vie des élèves qui est concerné et dont ils sont les premiers acteurs. Ce cadre est également très fortement influencé par l’action de tous les professionnels du collège qui contribuent grandement, par leur exemple, à introduire du respect des personnes et du matériel.

Un agent d’entretien partage ainsi son expérience, au collège de Bueil :  « J’ai fait un remplacement dans un autre collège, pendant 15 jours, j’ai salué tous les élèves à la cantine, je leur ai dit bonjour, merci, bonne journée. Au début, ils ne me prêtaient pas attention. Et au bout de 15 jours, ils me saluaient même dans les couloirs. Les élèves ont besoin d’être considérés, comme nous, mais nous devons le faire en premier et cela prend du temps. »

Le chef cuisinier du collège de Vernon explique quant à lui « certains élèves viennent dans les cuisines en guise de punition. Ils doivent surveiller la fontaine à eau, faire attention à ce que leurs camarades trient bien leurs assiettes à la fin du repas ou nous aider à préparer la nourriture. A la fin, ils nous disent : « c’était vraiment bien, si vous avez besoin de nous, nous reviendrons », mais ce n’est pas le but ! », conclue-t-il en riant.

L’équipe référente du défi diffuse la dynamique au sein de tout l’établissement.

« C’est bon, nous avons lancé l’organisation du concours d’affiches éco-citoyennes entre les niveaux dans tout le collège avec le soutien de notre collègue d’arts plastiques » expliquent MM. Zaïd et Cornil, les professeurs référents du défi au collège Jean Rostand d’Evreux.

M. Gambier, un des deux professeurs référents du collège de Nonancourt, soutenu par le principal adjoint M. Moncomble, a diffusé un courriel de rappel des éco-gestes à mettre en œuvre à tous ses collègues : « Voici quelques conseils qu’il serait bon que chacun d’entre nous applique autant que possible (surtout le dernier, qui ne coule pas de source) :

  • Penser à éteindre les lumières que ce soit en salle des professeurs ou dans la salle de cours lorsqu’on la quitte, ne serait-ce que 5 ou 10 minutes.
  • Éteindre les PC en salle des profs et dans les salles de cours à la fin de la journée plutôt que de laisser le réseau s’en charger.
  • Au moment des vacances de Pâques (et pour les autres …), éteindre les PC et débrancher le câble Ethernet (câble réseau) afin d’éviter que les PC ne s’allument chaque jour des vacances de 8h à 18h. »

Chacun, petit à petit, grâce à des actions exemplaires et simples, construit un engagement pour un environnement préservé et une exemplarité pour les jeunes d’aujourd’hui. Nous pouvons les saluer et ne pas tarder à les imiter!

Pour réagir à cet article rédigé par Nolwen Léostic, Chargée de mission Education à l’énergie et au climat, écrire à nolwenn.leostic@alec27.fr

Crédit photographique: ALEC 27
18 mars 2016
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