Des défis écol’énergie remplis d’ambition et d’entrain !

4 écoles participent encore cette année au défi écol’énergie. Pour cette troisième édition du défi, les élèves, les professeurs, les agents et les élus rivalisent d’idées pour mettre en œuvre la transition énergétique grâce à l’adoption de comportements éco-citoyens dans leurs écoles.

Réfléchir sur tous les aspects de l’énergie

Le défi écol’énergie vise à sensibiliser aux enjeux de l’énergie mais surtout à accompagner au changement de comportement. Comprendre comment nous consommons de l’énergie et quel est l’impact environnemental, sanitaire, humain et financier de cette consommation ne doit pas laisser les participants démunis face aux enjeux. Nous avons tous une capacité d’action, et chacun à notre niveau, nous pouvons contribuer à changer notre société !

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« Tu peux prendre le bus ou le train au lieu de la voiture ! »

Les animations débutent par un débat où les élèves doivent se positionner (‘d’accord’ ou ‘pas d’accord’) par rapport à des affirmations telles que : ‘Pour protéger l’environnement, je suis capable de ne plus utiliser la voiture, de ne plus regarder la télévision ni l’ordinateur.’

Ces affirmations provocatrices ont pour objectif de faire prendre conscience qu’au-delà de la compréhension, c’est bien la volonté et l’impact sur le confort et les habitudes qui sont les obstacles principaux aux changements de comportement. Les enfants sont particulièrement sensibles et ouverts sur les problématiques posées par les moyens de transport. Ils abordent d’eux-mêmes les enjeux de santé, de sécurité mais aussi affectifs posés par les moyens de transport.

Cet exercice vise également à permettre aux élèves de s’exprimer, d’échanger leurs points de vue et de comprendre que tout le monde ne pense pas de la même façon. Les enfants devant physiquement se déplacer, cette animation permet également de montrer l’influence du groupe : si tous les élèves de la classe se positionnent en tant que ‘d’accord’, il sera très difficile pour un élève isolé de se positionner en tant que ‘pas d’accord’. Nos comportements sont surtout affaire de réplication sociale !

 

Quels apports théoriques pour quelle compréhension ?

L’animatrice explicite les sources d’énergie et les élèves manipulent des maquettes pour comprendre comment les équipements de production d’énergie renouvelable fonctionnent. Il s’agit également d’expliquer le fonctionnement du climat et quelles sont les grandeurs et mécanismes en jeu. L’animatrice s’appuie sur des jeux, des vidéos, des planches réalisées par ses soins.

La consommation d’électricité, notamment grâce à un outil de RTE, ‘éco2mix’, a été explicitée aux parents d’élèves. Dans l’école Isambard à Evreux, la professeur référente du défi, Mme BUNEL, a souhaité impliquer les parents dès le début du défi, car les éco-gestes des élèves ont vocation à être répliqués chez eux.

« Eco2mix nous permet de visionner en temps réel la consommation électrique de la France. On constate que les courbes de prévisions et de consommation sont très proches. En hiver, la capacité maximale de transport d’électricité par le réseau est dépassée lors d’une pointe très importante, aux alentours de 19 heures. L’électricité est alors la plus chère et polluante à produire. Elle est d’ailleurs en partie achetée à nos voisins européens. Veillez à ne pas lancer vos machines, cuisiner, allumer toutes les lumières, les télévisions, les ordinateurs, les tablettes dans ces horaires-là si vous pouvez ! », a notamment expliqué l’animatrice aux parents d’élèves mobilisés.

 

4 écoles : 4 moteurs d’inventivité et de volonté

L’engagement très fort des professeurs, des élus et des agents dans les écoles et communes participantes (VAL-DE-REUIL, école Léon Blum ; EVREUX, école Victor Hugo et école Isambard ; ROUEN, école Louis Pasteur) est enthousiasmant et dépasse le simple cadre de l’énergie.

De la volonté d’organiser des collectes de vêtements et jouets usagés, à la mise en place de concours inter-école pour vérifier l’extinction des lumières pendant les récréations ou encore l’implication des personnels des temps périscolaires d’activité, tous les acteurs construisent ensemble des actions variées et remarquables.

« Nous faisons le relevé de température des salles de classe tous les matins et tous les soirs. Il fait souvent 17°C le matin, » explique Mme GENDRY, professeur référente du défi à l’école Victor Hugo. Ces relevés permettront à la ville d’Evreux de faire remonter les problèmes au prestataire de chauffage .

« Les toilettes des garçons fuient ! » lancent les élèves de l’école de Val-de-Reuil ; « les petits font trop de bruit à la cantine, ils devraient sortir quand ils ont fini de manger. Et ils mettent du sel dans les carafes d’eau ! » déplorent les élèves de l’école de Rouen. Le défi est l’occasion de faire le tour des locaux et de dresser un état des lieux. Il permet de créer du lien et des échanges entre personnes n’ayant pas souvent vocation et l’occasion de se croiser. « Comment peut-on faire pour que les messages de respect des autres et de l’environnement soient appliqués ? » demande l’animatrice. Au-delà de l’interconnaissance, de la prise de conscience, c’est bien l’implication de tous qui reste l’enjeu et le travail du défi !

 

26 février 2016
par

Participation au Défi écol’énergie 2015/2016 ×

Ecole Victor Hugo à Evreux

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