Les défis écol’énergie : preuve sociale et convivialité pour les économies d’énergie

Récemment ont eu lieu les fêtes des économies d’énergie qui sont venues clôturer le travail réalisé pendant l’année avec des élèves de l’école de Saint-Ouen du Tilleul et du Hamelet de Louviers . L’objectif de ce défi, animé par l’ALEC 27, était de faire prendre conscience aux élèves de l’importance des économies d’énergie, d’eau, … et de les aider à mettre en place des éco-comportements. Ce jour là, les élèves avaient préparé des ateliers pour présenter aux parents quelques enjeux des économies d’énergie: questions sur les consommations nécessaires pour produire certains de nos objets usuels, atelier pour fabriquer ses propres produits ménagers ou cosmétiques, principe de la machine à vapeur, … Retour en images sur ces deux évènements.

Les élèves de Cours Moyen ont appliqué quelques principes de sociologie et psychologie sociale pour expliquer leur engagement et le projet défi écol’énergie. Explications.

Robert Cialdini, dans son ouvrage Influence et manipulation, explique que nos comportements sont dictés en grande partie par ce que font nos pairs. C’est la preuve sociale, c’est-à-dire la preuve que nos comportements sont adaptés car ils sont adoptés par ceux qui nous ressemble. Ils nous permettent de cultiver notre sentiment d’appartenance à une communauté, qui est un de nos besoins psychologiques fondamentaux selon la pyramide des besoins de Maslow.

Par ailleurs, les sociologues Solange MARTIN et Albane GASPARD de l’ADEME publiaient dans un ouvrage clé sur le changement de comportement en 2016 que la convivialité au sein des groupes mettant en place des éco-gestes était plus importante que l’éco-action elle-même. Cela signifie que même si l’objectif du projet est motivant (économiser nos ressources, protéger notre environnement), c’est parce que les personnes qui se retrouvent pour accomplir ces actions le font avec plaisir et dans la bonne humeur qu’elles maintiennent leurs comportements. C’est le plaisir d’être avec les autres et de partager quelque chose qui incitent les personnes à faire des éco-actions. Nous en revenons au fait que l’homme est au plus haut point un animal social, s’il était encore besoin de le prouver au regard des succès des réseaux sociaux actuels.

Nous aimons être avec les autres, partager, communiquer, rire, échanger. Nous nous nourrissons les uns les autres de nos échanges. Ces échanges sont d’autant plus impactants lorsqu’ils viennent de nos pairs. 

Dans la bonne humeur, les élèves des deux classes ayant participé au défi ont proposé des manipulations et des activités ludiques à leurs pairs. Ainsi, le message sera assurément mieux reçu et intégré puisque donné par des pairs et réalisé dans un contexte ludique et participatif. Les changements de comportement progressent à grand pas !

27 mai 2019
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