Les fermes urbaines à la conquête d’espaces !

Actuellement 54% de la population mondiale vit en ville et ce chiffre passera à 70% en 2050; première conséquence, l’espace se fait rare. La volonté des villes d’être plus indépendantes par rapport à leur besoins en produits agricoles et la nécessité grandissante de consommer le plus local possible , voire bio, amène les entrepreneurs à imaginer de nouvelles formes de fermes urbaines. Nous voulions vous en présenter plusieurs exemples.

A la conquête d’espaces abandonnés

Economie circulaire, production bio et locale, lien social, trois ingrédients qui vont dans le sens de la transition énergétique et que l’on retrouve dans ce projet de ferme urbaine inauguré dans un parking souterrain parisien.

 

A La Caverne, les cultures sont diverses: les micro-pousses de légumes éclairées par des rangées de LED,

les endives qui poussent dans le noir total alimentées par l’eau qui circule de haut en bas,

les champignons cultivés sur des ballots remplis d’un substrat à base de paille. Et pour fertiliser les futures cultures? Rien de tel que les déchets organiques recyclés par des lombrics.

Implantée dans un quartier de logements sociaux, La Caverne s’ouvre à l’extérieur: embauche des habitants du quartier, fait des distributions de légumes à prix préférentiels et propose des visites pédagogiques. Elle accueille sur ces 4 000 mètres carrés d’autres entreprises qui partagent la même philosophie.

La start up qui a développé ce concept, Cycloponics, n’en est pas à son coup d’essai , elle a également investi à Strasbourg un ancien bunker délaissé.

A la conquête des gratte-ciels

Dans un autre genre, l’entreprise suédoise Plantagon développe des solutions de productions agricoles durables qui s’intègrent dans des environnements urbains. L’enjeu est de réussir à combiner agriculture urbaine, solutions techniquement innovantes et architecture esthétique et fonctionnelle pour satisfaire la demande d’une production alimentaire saine au sein des villes. Pour que le système soit viable, il doit produire un maximum sur un minimum de terrain tout en utilisant le minimum de ressources et en générant le minimum de déchets.

Les solutions étudiées sont adaptées en fonction de l’environnement que ce soit l’utilisation de zones vides existantes, l’extension de bâtiments existants ou de nouveaux immeubles,  de bureaux par exemple, avec intégration d’une ferme urbaine verticale. A ce titre la conception de l’immeuble de Linköping, au sud de Stockholm, en coopération avec plusieurs partenaires prend en compte des solutions intégrées pour l’énergie, la récupération de chaleur, du CO2, les déchets et l’eau.

Ce laboratoire permettra de tester un certain nombre de solutions et a l’ambition de devenir le Centre international d’excellence de l’agriculture urbaine.

 

Crédit photo: Cycloponics et Plantagon
17 octobre 2018
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