Rechargez vos véhicules électriques partout dans l’Eure !

Lors de l’atelier de l’ALEC 27 consacré à la mobilité durable en milieu rural et périurbain, nous avons choisi de parler d’électromobilité. Beaucoup de constructeurs proposent une offre électrique et l’immatriculation de ces véhicules ne cesse d’augmenter en France et en Europe. Longtemps vu comme un véhicule urbain, l’augmentation de l’autonomie offerte sur les nouveaux véhicules permet d’envisager un déploiement large dans les territoires moins denses.

Joël Veniat, directeur des travaux du SIEGE 27, le syndicat intercommunal d’électricité et du gaz de l’Eure, a pris la parole pour présenter l’infrastructure de bornes de recharge pour les véhicules électriques qui a été déployée sur tout le département. Fin 2014, l’ADEME (Agence de l’Environnement de la Maitrise de l’Energie) a publié un appel à manifestation d’intérêt pour financer les projets de réseau d’infrastructure de recharge à hauteur de 50%, dont ont pu profiter de nombreux territoires, dont l’Eure.

Afin de répondre à l’objectif d’installer un point de charge pour 5000 habitants, le SIEGE 27 a formé un groupé de travail avec les communautés de communes. Un avis a été demandé aux élus sur l’emplacement possible des bornes, que ce soit en centre-ville ou à l’extérieur de la ville, à proximité d’un centre commercial ou sur des carrefours routiers. Ces demandes ont été examinées pour qu’elles répondent à des contraintes techniques liées au réseau électrique mais aussi qu’elles soient proches d’activités ou de services puisque la charge peut durer plus d’une heure. Il a été décidé de déployer 130 bornes de recharge, soit une tous les 15 kilomètres, ce qui permet de former un maillage fin du territoire. Ainsi, les utilisateurs de voitures électriques peuvent charger leur véhicule à proximité de chez eux ou le long d’un trajet.

La puissance des bornes est de 18 kVA, ce qui permet une charge d’un véhicule en 1h à 1h30. Les prises disponibles sont de type 2, soit la norme européenne, de type 3 ainsi que de type domestique (pour une charge longue). Il est prévu que ces bornes soient plutôt un dispositif de secours, si le niveau de la batterie est trop bas, plutôt qu’un endroit où un participer puisse venir charger quotidiennement son véhicule. Il existe aussi des bornes lentes situées sur des aires de covoiturage pour pouvoir laisser charger son véhicule pendant la journée par exemple.

Le système fonctionne sans abonnement, un simple paiement avec une carte sans contact suffit. Pour la recharge accélérée, le prix est de 1€ pour 30 minutes, puis 30 centimes de plus par demi-heure de charge. Pour une charge lente sur une aire de covoiturage, cela coûte 3€ jusqu’à 12 heures de charge. Un système de détection permet de signaler les voitures dites « ventouses » qui restent stationnées longtemps sur la place de parking dédiée à la borne de recharge. Une évolution du système est à venir : un référencement des bornes sur un site internet avec les possibilités de réserver une borne pendant 20 minutes pour l’utiliser.

Aujourd’hui, 128 bornes sont en service et les deux dernières vont être raccordées prochainement. Lors de l’atelier, les échanges ont porté sur la possibilité d’étendre le système à des départements voisins : ces départements ont eux aussi installé des bornes de recharge, mais chacun a fait un choix différent en termes d’accès (abonnement nécessaire ou non, etc.). Le système de paiement sans contact choisi dans l’Eure permet à chacun d’y accéder facilement, même les non-résidents. Il a été question de l’autonomie des véhicules électriques, et de la vitesse de charge choisi pour ces bornes. Un choix de bornes rapides (80% de charge en 20 minutes) a été exclut car cela induit des couts d’infrastructure très importants. La question du type de prise a été soulevé, car certains véhicules ne peuvent être raccordés à ces bornes (les constructeurs ont choisi des normes différentes), même si on se dirige vers la définition d’un standard pour les nouveaux véhicules électriques.

Ces bornes de recharge permettent d’envisager d’avoir un véhicule électrique pour certains déplacements du quotidien, voire professionnels, à travers le département de l’Eure. La plupart des déplacements que nous faisons au quotidien sont compatibles avec l’autonomie de ces véhicules. Ainsi, on peut contribuer à une mobilité plus durable sur notre territoire, car les véhicules électriques évitent la pollution de l’air et émettent moins de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour rouler qu’un véhicule classique.

22 octobre 2018
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