Retour sur l’atelier « Mobiliser les scolaires » aux Assises de l’énergie 2016

L’ALEC de l’Eure, l’ALE de Montpellier et l’ALEC Grenoble ont présenté un atelier de retours d’expériences sur des dispositifs d’accompagnement à la mise en place d’éco-gestes dans les écoles et les collèges. Animé par FLAME, la fédération des ALEC, l’atelier a repris les méthodologies des dispositifs.

L’ALE de Montpellier a misé sur la formation des formateurs (professeurs) et des usagers des bâtiments. Elle met également à disposition des outils de communication et un outil pédagogique à destination des élèves.

L’ALEC de Grenoble a misé sur le portage du projet par le professeur du collège et sur la concrétisation des préconisations des élèves grâce à une enveloppe de 5 000€ allouée par le Conseil départemental. L’ALEC de Grenoble met à disposition du matériel de mesure et réalise deux animations à destination des élèves.

L’ALEC de l’Eure a misé sur la mise en réseau des usagers des bâtiments et sur la formation approfondie d’une classe pilote afin que cette dernière, à travers les professeurs, le principal, le gestionnaire, etc. essaime à l’ensemble du collège les idées d’éco-gestes.

Afin de revenir sur cet atelier riche en échanges, je vous propose de reprendre les questions posées par la salle afin de compléter ces brèves explications des différentes méthodologies.

 

  1. Dans le suivi des consommations, comment sont intégrées les différences climatiques entre les années ?

L’ALE de Montpellier et l’ALEC 27 effectuent un relevé des consommations d’électricité, de chauffage et d’eau sur la période du défi. Elles demandent aux établissements de leur fournir les relevés ou factures des deux années précédant le défi. Les données journalières unifiées sont appliquées à ces relevés car elles représentent le correctif climatique devant être appliqué pour obtenir des résultats permettant la comparaison. L’ALE de Montpellier compare également le temps d’occupation des locaux.

 

  1. Si vous communiquez sur les économies financières et pas sur les économies d’énergie, comment faites-vous si le durcissement des conditions climatiques fait qu’il n’y a pas d’économies financières réalisées ?

L’ALE de Montpellier permet aux différents porteurs du projet de définir la répartition financière des économies générées dès le lancement du défi. Ces économies sont à considérer à l’aune du coût de l’inaction. Si les économies ont été ‘aspirées’ par le surcoût causé par une rigueur climatique plus forte, quel aurait été le résultat si aucun éco-geste n’avait été mis en place ? Il est donc possible de rétribuer financièrement les efforts réalisés.

 

  1. Comment impliquez-vous les parents d’élèves ?

L’ALEC 27 implique les parents directement et indirectement. Les parents d’élèves sont conviés à une présentation des éco-gestes dès le début du défi. Ils sont informés via leurs représentants élus au conseil d’école et par les mots laissés par les professeurs dans les cahiers de liaison.

Les parents d’élèves assistent également aux fêtes des économies d’énergie menées dans les écoles à la fin de l’année. Ces fêtes sont des moments privilégiés pour les parents afin d’appréhender le travail réalisé sur l’année et pour partager des activités ludiques avec leurs enfants.

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  1. Est-ce que les préconisations des élèves et des ALEC sont suivies de travaux ?

Les établissements scolaires sont libres de suivre ou non les préconisations. Dans le cas de l’ALEC de Grenoble, 5 000 € sont alloués à la réalisation des menus travaux et les élèves présentent leur travail comprenant également le retour sur investissement, c’est-à-dire le temps nécessaire au remboursement de l’investissement grâce aux économies attendues.

Dans le cas de l’ALEC 27, le défi Watt permet de prendre conscience des pratiques des usagers des bâtiments. Les préconisations sont suivies d’effet lorsqu’elles sont partagées par tous les acteurs et que l’investissement est jugé pertinent par les gestionnaires.

 

  1. Quelle a été l’origine des projets ?

Les ALE ont pour objet associatif la maîtrise de l’énergie. A ce titre, elles ont développé plusieurs dispositifs comme les familles à énergie positive et plusieurs métiers tels que les conseillers info énergie (conseil auprès du grand public) et les conseillers en énergie partagée (conseil auprès des collectivités). De par l’évolution des métiers et des dispositifs, il a été perçu comme intéressant de réaliser de la sensibilisation et de l’accompagnement à la mise en place d’éco-gestes dans les écoles.

 

  1. Les défis se concilient-ils bien avec les actions d’un conseiller en énergie partagée ou un conseiller info énergie ?

Cette question est essentielle car elle pose la question des ressources et temps dédiés à l’accompagnement de la mise en place d’éco-gestes dans les établissements scolaires. Des trois retours d’expérience, seul un relève d’une chargée de mission à temps plein sur la mission d’éducation.

Néanmoins, le suivi des relevés de consommations et les préconisations sur l’usage des bâtiments sont autant de missions qui peuvent rentrer dans le cadre d’un poste de conseiller en énergie partagée.

L’ALEC 27 précise néanmoins que l’animation est un métier qui nécessite des savoir-faire et un équipement spécifique. Afin de pouvoir intervenir en milieu scolaire, il est également nécessaire d’obtenir un agrément délivré par le Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports.

 Crédit photo: ALEC 27
2 février 2016
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