Un éclairage sur la Nouvelle RT2012

La RT2012 est un outil réglementaire destiné à vérifier que les consommations énergétiques conventionnelles d’un bâtiment soient inférieures aux consommations maximales autorisées dans les textes de loi. Cet article concerne uniquement l’habitation individuelle, il  vous donne les grandes lignes de cette nouvelle réglementation pas si simple à comprendre.

L’espace info-énergie est à votre disposition pour vous aider à y voir plus clair !

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Quelques définitions importantes pour comprendre de quoi on parle

Energie primaire / énergie finale

L’énergie primaire (kWhep) représente toute l’énergie nécessaire à la production de l’énergie finale qui sera livrée au consommateur.

L’unité de la RT2012 est le kWhep / (m² SHONrt. an)

Par convention, du fait des pertes liées à la production, la transformation, le transport et le stockage de l’énergie :

  • 1 kWh (énergie finale) demandera 2,58 kWh (énergie primaire) pour l’électricité.
  • 1 kWhef demandera 1 kWhep pour les autres énergies (gaz, réseaux de chaleur, bois, etc…)

L’énergie finale (kWhef) est donc la quantité d’énergie disponible chez l’utilisateur final.

Deux choses importantes : la SHONrt et la Surface de Plancher

La SHONrt est la surface administrative servant au calcul des textes de la nouvelle réglementation thermique RT2012. (Arrêté du 26 octobre 2010, Annexe III). Cette surface a été introduite pour se rapprocher de la surface chauffée dans le calcul réglementaire.

Attention, on parle de SHONrt uniquement pour la validation de la RT2012.

Donc, ne pas confondre ce calcul de surface avec l’autre calcul « surface de plancher » pour déterminer si vous devez (lors de travaux) ouvrir un dossier de PC (permis de construire) ou DP (demande préalable de travaux).

Depuis le 1er mars 2012 c’est la « surface de plancher » qui remplace les notions de surfaces SHOB et de SHON (décret n° 2011-2054 du 29 décembre 2011) pour déterminer les obligations de PC ou DP.

La surface de plancher correspond à la somme des surfaces de planchers de chaque niveau clos et couvert d’un bâtiment, calculé à partir du nu intérieur des façades, après déduction de certains éléments s’il y a lieu.

Remarque : il est important de comprendre que la surface de plancher (SDP), intéresse les services de l’urbanisme pour vous délivrer les PC et autres attestations, alors que la surface habitable (SHAB), intéressera plutôt les services fiscaux pour l’imposition.

Pour calculer la SHONrt, il faut partir de la SHOB (au nu du mur extérieur) et enlever certaines surfaces comme : les locaux non chauffés, les combles non aménagés, …

Le schéma ci-dessous donne des exemples de surfaces (couleur rouge) à exclure. La réglementation désigne toutes les surfaces à prendre en compte de manière précise.

Source : Présentation RT 2012 – Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (Version du 29 août 2011).

Trois exigences de résultats

Dans les logiciels réglementaires, les formules utilisées appliqueront des coefficients sur les différents indices Bbio, Cep.

Le Bbio (pas d’unité) est calculé sur 3 usages avec des multiplicateurs différents :

2 x Bch + 2 x Bfr + 5 x Becl

Cet indice permet de caractériser l’impact de la conception bioclimatique sur la performance énergétique du bâti . Le Bbio impose par conséquent une optimisation du bâti, indépendamment des systèmes énergétiques mis en œuvre. Ce coefficient est intéressant car il mesure le besoin brut du bâtiment, c’est une nouveauté dans la réglementation.

Le Cep (kWhep/m².an) est calculé sur les 5 usages ci-dessous :

Cep_chauffage + Cep_froid + Cep_ecs + Cep_auxiliaire + Cep_éclairage

Cet indice caractérise la consommation d’énergie primaire du bâtiment. Cette exigence du Cep, va permettre de diviser par 3 la consommation, par rapport à la réglementation précédente (RT 2005) qui concernait les 5 mêmes usages.

La Tic est l’indice qui mesure la température intérieure conventionnelle de confort.

La réglementation impose que la température intérieure la plus chaude, au cours d’une séquence de 5 jours très chauds en été, n’excède pas une « Tic de référence » établi à partir de la zone géographique.

Cette exigence n’a pas été modifiée par rapport à la précédente réglementation (RT 2005). La Tic ne prend pas en compte le déphasage des matériaux pour le confort thermique. Le calcul de la Tic devrait évoluer.

Précision sur le calcul du Cep

Ce calcul est effectué par les logiciels réglementaires en utilisant des données climatiques conventionnelles pour chaque zone climatique, et pour des conditions d’utilisation du bâtiment fixées, représentant des comportements moyens et s’appuyant sur des études statistiques, il s’agit bien d’un calcul théorique.

Par conséquent des écarts entre les consommations réelles qui seront observées pendant l’utilisation du bâtiment et les consommations conventionnelles calculées par les logiciels pourront apparaitre.

Voici un tableau comparatif, pour un aperçu entre les deux réglementations thermiques, les valeurs sont exprimées en kWh/m²/an

La valeur moyenne du Cep max à ne pas dépasser est modulée en fonction de plusieurs paramètres :            

  • La localisation géographique, l’altitude, le type d’usage du bâtiment, la surface et les émissions de gaz à effet de serre.

Le département de l’Eure se trouve en zone H1

Cep max = 50 x M type bat x (M géographique + M altitude + M surface + M gaz effet serre)

La RT2012 issue du Grenelle I, est destinée à généraliser les bâtiments avec un niveau de performance thermique BBC (Bâtiment Basse Consommation).

Cette norme fixe à 50 kWhep/m².an la consommation moyenne pour les cinq usages : chauffage, climatisation, eau chaude, éclairage, auxiliaires (ventilation, pompes …).

En 2020 les bâtiments neufs devront être BePOS (Bâtiments à énergie Positive), soit une consommation primaire de l’habitation inférieure à la production réalisée par des énergies renouvelables.

Deux exigences de moyens

1) Recours obligatoire à une source EnR (Energie Renouvelable)

Obligation d’opter pour l’une des solutions suivantes :

  • ECS solaire thermique (capteurs certifiés de 2 m² minimum)
  • Réseau de chaleur alimenté à plus de 50 % par des EnR
  • Recours à une source d’énergie renouvelable > 5 kWhep/(m².an)

Possibilités alternatives :

  • ECS thermodynamique (ECTD), avec COP > 2
  • Chauffage et/ou ECS par chaudière à micro-cogénération à combustible liquide ou gazeux.

La performance des bâtiments s’améliorant fortement (50 kWhep/m².an), le poste « eau chaude sanitaire » devient prépondérant, voilà pourquoi la contrainte de la RT2012 est portée particulièrement sur la production ECS, entre autre.

Pour les extensions de bâtiment existant, l’exigence relative au recours à une source d’énergie renouvelable s’applique lorsque la partie nouvelle du bâtiment comprend une pièce de type salle de bain ou salle d’eau munie d’une douche ou d’une baignoire.

Remarque : un poêle à bois ne sera pas comptabilisé dans ces 5 kWh d’EnR obligatoires.

2) Traitement étanchéité à l’air et obligation de résultat

Perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment sous 4 Pascals de pression < 0.6 m3/(h.m²). L’objectif du test est de s’assurer (bâtiment en ordre de fonctionnement) de la bonne mise en œuvre des matériaux, équipements et de l’absence de fuites d’air à des endroits non souhaitables. Si le test est négatif, l’entreprise devra être force de proposition pour améliorer les fuites constatées (pas toujours facile) !

Il est fortement conseillé d’effectuer un test volontaire en cours de chantier pour ne pas être pris au dépourvu à la fin, et constater lors du test final obligatoire que les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Un document de justification de la démarche de qualité de l’étanchéité à l’air sera établi par un opérateur autorisé par le ministère en charge de la construction.

Il est possible de ne pas avoir de test d’étanchéité à l’air systématique, dans le cas où le constructeur dispose d’un agrément sur le type constructif mis en œuvre. La démarche est expliquée en annexe VII de l’arrêté du 26 octobre 2010.

Pour les extensions, l’exigence de perméabilité à l’air du bâtiment peut ne pas être obligatoire en fonction  de la surface verticale d’ouverture entre la partie existante et la partie nouvelle (voir l’ Espace Info-énergie pour plus de précision).

Les autres subtilités

Pour garantir le confort de l’habitation, une surface minimale de baie est requise. L’article 20 de l’arrêté du 26 octobre 2010 précise que la surface totale des baies, mesurée en tableau, est supérieure ou égale à 1/6 de la surface habitable.

Définition d’une baie  (annexe III de l’arrêté du 26 octobre 2010)

Une baie est une ouverture aménagée dans une paroi extérieure servant à l’éclairage, le passage ou l’aération. Eh oui, une baie n’est pas forcément une paroi vitrée transparente !

Dans les pièces principales, les baies s’ouvrent sur au moins 30% de leur surface totale.

Pour les extensions, l’exigence relative à la surface des baies s’applique lorsque la partie nouvelle du bâtiment comprend une pièce de type séjour (voir l’ Espace Info-énergie pour plus de précision).

Confort d’été, une protection mobile pour les chambres est demandée, le facteur solaire Sw est également pris en compte selon le tableau Art. 21 de l’arrêté du 26 octobre 2010.

Les parois séparant des parties de bâtiment à occupation continue, de partie de bâtiments à occupation discontinue doivent être isolées tel que défini dans la méthode Th-BCE 2012.

Les ponts thermiques du bâtiment doivent être traités et justifiés.

Attention, tout produit non certifié verra ces performances pénalisées dans le calcul du logiciel. Les performances pourront même être remplacées par des valeurs par défaut ce qui dégradera le résultat final obtenu.

Commande et régulation du chauffage.

La réglementation thermique impose que tous les émetteurs de chauffage soient régulés avec un dispositif d’arrêt manuel dans chaque local desservi, exception faite lorsque :

  • Le chauffage est assuré par un plancher chauffant à eau chaude, le dispositif peut alors être commun à l’ensemble des locaux d’une surface habitable maximum de 100 m². Par conséquent un plancher chauffant desservant plus de 100 m² de surface habitable totale, devra être régulé sur plusieurs zones inférieures à 100 m²,
  • Pour un poêle à bois si la surface est inférieure à 100 m²,
  • Pour un système à air insufflé (pompe à chaleur).

Les habitations devront être équipées de systèmes permettant de mesurer ou d’estimer la consommation d’énergie, excepté pour les consommations des systèmes individuels au bois en maison individuelle.

Cette information sera délivrée dans le volume habitable par type d’énergie, à minima selon la répartition suivante : chauffage / refroidissement / production d’eau chaude sanitaire / réseau prises électriques.

Production d’électricité

La production d’électricité peut être prise en compte pour venir augmenter le coefficient Cep max dans le calcul et favoriser par conséquent le bâtiment dans le résultat final.

Cette production pourra favoriser au mieux le Cepmax de 12 kWhep/m².an

Deux types de technologie sont retenus :  

  • Panneaux Photovoltaïques
  • Chaudière à micro cogénération.

Extension des bâtiments

Que dit principalement l’Art 52 de l’arrêté du 26 octobre 2010 relatif aux surélévations ou aux additions de bâtiments existants ?

Dans le cas d’une opération qui consiste en une extension d’un bâtiment existant,

  • SI la surface SHONrt de l’extension est inférieure à 150 m² ET représente moins de 30% de la surface existante, ALORS on applique la réglementation RT Existant.

Respect de l’article  L. 111-9 du code la construction qui astreint à respecter l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants. Cet arrêté fixe, notamment, les exigences concernant l’isolation des parois du bâtiment.

  • SI la surface SHONrt de l’extension est supérieure à 150 m² OU représente plus de 30% de la surface existante, ALORS la réglementation RT 2012 s’applique intégralement.

Il vous faudra dans ce cas le récapitulatif « Standardisé d’Etude Thermique » dans un format de fichier .XML du bureau d’étude afin de générer l’attestation de prise en compte de la RT2012 sur Internet.

Les changements de destination

Le permis de construire d’un bâtiment ou la déclaration des travaux ne sont pas toujours soumis au respect de la RT 2012. En effet, la réglementation thermique, ne s’applique qu’aux bâtiments neufs et aux parties nouvelles des bâtiments existants.

Par conséquent tous les permis de construire ou déclaration de travaux n’impliqueraient pas l’application de la RT2012, seuls ceux qui concernent la construction de bâtiment neuf ou de partie nouvelle de bâtiment existant y seraient soumis. La notion de « partie nouvelle de bâtiment existant » ne concernerait, à priori, pas les travaux faisant suite à un changement de destination, s’ils ne sont pas accompagnés de nouvelles constructions.

Les attestations obligatoires

Deux attestations à produire pour la prise en compte de la réglementation.

Au dépôt du Permis de construire :

a) attestation complète RT2012

(Si l’extension > 150 m² OU > 30% de la surface existante)

Le maître d’œuvre (architecte, bureau d’étude, …) s’il n’est pas en même temps le maître d’ouvrage : établit le récapitulatif standardisé d’étude thermique (format .xml ou .zip) et le remet au maître d’ouvrage (vous).

Le maître d’ouvrage (et uniquement lui) grâce à ce récapitulatif standardisé doit établir son attestation sur le site www.rt-batiment.fr

Cette attestation devra être signée par le maître d’ouvrage et sera à joindre au dossier de demande de permis de construire.

b) attestation adaptée RT2012

(Si l’extension < 150 m²  ET < 30% de la surface existante)

Le maître d’ouvrage (et uniquement lui) établit son attestation simplifiée sur le site www.rt-batiment.fr, pas besoin du récapitulatif standardisé du bureau d’étude. Il suffit simplement d’attester que l’on respecte l’arrêté du 3 mai 2007 relatif aux caractéristiques thermiques et à la performance énergétique des bâtiments existants.

A l’achèvement du chantier :

Une attestation (complète ou adaptée) de la prise en compte de la réglementation RT 2012 sera établie à l’achèvement des travaux. Le modèle d’attestation est consultable en ANNEXE IV du décret du 22 octobre 2011, relatif à la prise en compte de la réglementation thermique.

a) L’attestation adaptée, prendra en compte uniquement les points de cohérence suivants, présents dans le modèle de l’annexe IV du décret du 22 octobre 2011 :

  • Surface SHONrt
  • Valeur du coefficient bioclimatique Bbio et Bbio.max
  • Caractéristiques thermiques de performance des isolations des parois opaques
  • Protection solaires

b) L’attestation complète comprendra :

  • Toute l’étude thermique, les documents relatifs aux isolants posés, …
  • Le rapport de mesure obligatoire du test de perméabilité à l’air (infiltrométrie).

L’attestation de fin de chantier sera établie par :

  • Un Contrôleur technique (C.C.H, Article L.111-23)
  • Un Diagnostiqueur DPE (C.C.H, Articles L.271-6 et L.134-1)
  • Un Architecte (qui peut être celui chargé du suivi des travaux)
  • Organisme certificateur (label HPE) agréé.

Le maître d’ouvrage (et uniquement lui) pourra joindre cette attestation à la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux.

Le maître d’ouvrage devra tenir à disposition ce document durant les 5 années qui suivent la fin de chantier, afin de justifier les données administratives du bâtiment.

Ne pas confondre « prise en compte » et « respect » de la RT 2012.

L’attestation de fin de chantier ne garantit pas le respect de la RT 2012. En effet, cette attestation de conformité porte uniquement sur la vérification du calcul et la mise en place des équipements prévus. Il s’agit d’un contrôle visuel, la performance des équipements n’est donc pas testée.

Néanmoins, la conformité à la RT 2012 peut donner lieu à un « contrôle du respect des règles de la construction » (CRC) par les services de l’Etat dans un délai de trois ans à compter de l’achèvement des travaux.

Il est à noter que la RT2012 ne peut être résumée dans ce simple article de blog. Pour préciser plus en détail les différents points de la norme en fonction de votre projet, il vous est possible de consulter un Espace Info-énergie puis de faire valider votre projet par un bureau d’étude.

Pour en savoir plus :

Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement,
Les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement – DREAL,
Les directions départementales du territoire (et de la mer) – DDT ou DDTM,
Le site internet d’information technique sur la réglementation thermique,
Le site internet de l’ADEME.

Contactez l’Espace Info Énergie, nous serons heureux de vous renseigner.

Crédit photos : ALEC 27
29 avril 2013
13 Commentaires/par
13 réponses
  1. corvaisier
    corvaisier dit :

    bonjour,

    quand vous écrivez que “si la SHONRT de l’extension est > 150m² ou représente plus de 30% de la surface existante, alors la RT 2012 s’applique intégralement” cela veut-il dire :

    RT2012 neuf pour l’extension
    RT existant éléments par éléments pour l’existant

    merc par avance de votre réponse

    • LE ROUX
      LE ROUX dit :

      Bonjour,

      Une autre notion doit intervenir, mais je n’ai pas voulu trop charger l’article.
      Cette notion concerne le Permis de Construire (PC) ou la Demande Préalable de travaux (DP) pour le projet.
      Un PC est notamment exigé dès lors que les travaux envisagés sur la construction existante :
      – ont pour effet de créer une surface de plancher ou une emprise au sol supérieurs à 20 m²
      – ou ont pour effet créer une surface de plancher ou une emprise au sol supérieurs à 40 m² dans les zones urbaines couverte par un PLU ou document assimilé.
      – toutefois entre 20 et 40 m² de surface supplémentaire, un PC SERA nécessaire lorsque l’extension portera la surface totale de la construction au delà de 170 m².

      En résumé :
      Constructions nouvelles et extensions/surélévations
      Si vous avez juste besoin d’une DP et non d’un PC pour votre projet (voir en mairie) alors vous n’avez pas besoin à priori de fournir d’attestation RT2012 au dépôt de votre dossier, ni même à l’achèvement des travaux.

      Travaux sur construction existante (y compris changement de destination)
      DP ou PC sur construction existante < 50 m² SP : NÉANT
      DP ou PC sur construction existante entre 50 m² et 1000 m² SP : l'attestation à fournir à l'achèvement du chantier sera "la RT par élément".

      Donc vous voyez bien que la première chose à vérifier est de savoir si vous avez ou pas besoin d'un PC ou juste d'une DP avec votre mairie ou DDT (Directions départementales des territoires) , DDTM (Directions départementales des territoires et de la mer) de votre localité.

      Cordialement

      Bernard LE ROUX

    • BDTHERM
      BDTHERM dit :

      Bonjour,

      Pour répondre à votre question, seule l’extension est soumise à la RT2012.
      Il peut y avoir un test d’infiltrométrie suivant la configuration de lieux et on peut vous imposer le recours à une Énergie renouvelable sir l’extension comprend une salle de bains !

      La partie existante, si vous choisissez de ne pas la rénover, n’est pas soumise à une exigence de performance particulière.
      Si vous la rénovez, elle doit respecter la RT Élément par Élément.

      http://conseils-energie.com/2013/12/27/rt-2012-le-cas-particulier-des-extensions

      Cordialement

      • Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie
        Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie dit :

        1/
        En effet vous avez raison, le test d’infiltrométrie dépend de la configuration de l’habitation.
        l’exigence de perméabilité à l’air du bâtiment s’applique lorsque :
        – la partie nouvelle du bâtiment communique avec la partie existante par une ouverture
        verticale de surface maximale 110 cm x 220 cm, utilisée pour réaliser la mesure ;
        – dans le cas où d’autres ouvertures permettent de communiquer entre la partie neuve
        et la partie existante, celles-ci sont équipées de battants couvrant au moins 95% de
        la surface de chaque ouverture ; elles doivent alors être conditionnées pour ne pas
        contribuer à la perméabilité à l’air du bâtiment de l’extension.
        Dans tous les cas où une mesure est réalisée, la partie existante doit être mise à la pression
        extérieure pour réaliser la mesure.
        2/
        Concernant l’exigence au recours à une EnR, cela dépendra en effet de la destination de l’extension
        – Pour les extensions de bâtiment existant, l’exigence relative au recours à une
        source d’énergie renouvelable s’applique lorsque la partie nouvelle du bâtiment comprend une
        pièce de type salle de bains ou salle d’eau munie a minima d’une douche ou d’une baignoire.

        merci pour vos commentaires

  2. BOURY M
    BOURY M dit :

    Bonjour, merci pour cet article très bien expliqué.
    J’ai néanmoins besoin d’un approfondissement, dans le chapitre “attestations obligatoires” vous faites état de deux choix (a et b) pour chaque attestation (au dépôt du permis de construire et à l’achèvement des travaux) . Le choix est donc laissé entre attestation adapté et attestation complète ? Comment ça fonctionne?
    Toujours dans la rubrique attestation adapté vous écrivez : “extension < 150 m² et < 30% de la surface existante". Que signifie le terme "extension", s'agit-il d'un construction neuve ou d'un extension sur existant?
    Cordialement et merci

    • Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie
      Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie dit :

      Bonjour,
      Désolé, mais je n’avais pas vu votre commentaire, c’est donc avec beaucoup de retard que j’apporte un complément d’information !

      – Les attestations de prise en compte de la réglementation thermique doivent être établies au moment du dépôt de la demande de permis de construire d’une part, et à l’achèvement des travaux pour constituer le dossier de la Déclaration Attestant de l’Achèvement et de la
      Conformité des Travaux d’autre part.
      – Une extension : construction d’une partie nouvelle d’un bâtiment existant, qu’il s’agisse d’une addition, surélévation, superposition d’une construction neuve à un bâtiment existant.
      – Choix du type d’attestation
      Le choix de l’attestation à utiliser dépend directement du type de projet que vous envisagez :
      Si votre projet ne demande pas de permis de construire, alors vous n’avez pas à vous souciez de la RT2012 (voir nouveau article sur notre blog sur le PC)
      Si votre projet demande un PC (voir avec la mairie), alors il faut commencer à s’interroger et définir la taille de l’extension, plusieurs cas de figures donc :
      > PC pour une extension ou surélévation < 150 m² SHONRT (SRT) et 30 % d’existant : attestation adaptée (soit simplifiée) > PC pour une extension ou surélévation ≥ 150 m² SHONRT (SRT) et/ou 30 % d’existant : attestation RT2012 complète obligatoire

      Cordialement

  3. BDTHERM
    BDTHERM dit :

    Bonjour,

    Le terme “extension” ou “surélévation” désigne la surface créée en SHON RT (et non pas en surface habitable)
    Si cette surface est inférieure à 150m² ET à 30% de la SHON RT existante, vous devez utiliser l’attestation dite simplifiée.
    Dans les autres cas vous devrez utiliser l’attestation “complète” et réaliser l’étude thermique de l’extension.

    Cordialement

    • Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie
      Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie dit :

      Nous sommes bien d’accord, c’est la surface SHON RT qui fait référence, c’est bien ce que j’indique dans l’article, mais peut être faut-il préciser les choses.

      – Permis de construire pour une extension ou surélévation < 150 m² SHONRT et 30 % d’existant : attestation RT 2012 adaptée (simplifiée) - Permis de construire pour une extension ou surélévation ≥ 150 m² SHONRT et/ou 30 % d’existant : attestation RT 2012 complète - Déclaration préalable pour réalisation de travaux : pas d'attestation particulière à joindre concernant la RT2012 Cordialement

  4. chanoski
    chanoski dit :

    Bonjour,
    merci tout d’abord pour cet article qui aide beaucoup à comprendre la RT2012.
    J’aurai une question pour la réalisation de mon projet si vous pouvez prendre quelques minutes pour m’informer ce serait formidable.
    Etude thermique effectué avec tic cep.
    Initialement prévu des menuiseries en PVC nous souhaitons finalement utiliser des menuiseries en bois mais en gardant le UW similaire doit on changer l’étude?
    Le système de pompe à chaleur AIR/EAU sera remplacé par un système pompe à chaleur géothermique d’une meilleure performance, cela engendre t’il une modification de l’étude ou cela ne posera pas de problème pour le contrôle de fin de chantier?
    Merci pour le temps que vous prendrez à me répondre.

    • Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie
      Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie dit :

      Bonjour,

      Peu importe le type de matériaux de vos fenêtres, l’important est de conserver un Uw performant. Comme votre Uw est identique aux caractéristiques rentrées initialement dans le logiciel thermique du BE, le résultat sera identique, pas besoin de modifier.
      Concernant la PAC il serait souhaitable de changer (à votre avantage dans l’étude) le système de production d’énergie.
      le BE n’a pas besoin très longtemps pour changer cela dans l’étude !
      En résumé, je vous conseille de recontacter votre BE pour modifier légèrement la PAC.
      Cordialement,

      BL

  5. Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie
    Bernard LEROUX - Conseiller Info-Energie dit :

    Merci de votre appréciation, en effet l’objectif de notre mission au sein du réseau EIE est de clarifier les choses pour faciliter les choix des particuliers dans leurs actions de rénovation ou de construction.

  6. Juliette
    Juliette dit :

    Pas évident de comprendre tout cela ! Merci pour ce travail pédagogique d’information envers le particulier, qui en perd souvent son latin…

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