Un spectacle rare …

Lancé par la Compagnie du Vent il y a 13 ans, et 8 ans après le premier dépôt de permis de construire, le projet de parc éolien de Mesnil-Raoul / Bourg Beaudouin est en passe de sortir de terre !

Il comportera  finalement cinq éoliennes d’une puissance de 2MW chacune,  au lieu des six prévues dans le projet initial et alimentera plus de 10 000 personnes en électricité.

Les pâles viennent d’arriver; le montage est prévu en septembre et les tests en octobre et novembre 2016.

éolienne Bourg Beaudouin 3

Clin d’oeil à nos ancêtres, le parc se trouve au lieu dit « Voie du Moulin »….

éolienne Bourg Beaudouin 2

Crédit photo: © Marie Atinault
25 août 2016
2 Commentaires/par

Parc éolien de Bourg-Beaudouin / Mesnil Raoul ×

Parc de 5 éoliennes de 100 m de haut et 2 MW chacune. Mise en service 2017.

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2 réponses
  1. sorin
    sorin dit :

    Bonjour,
    Après avoir lu le communiqué ci dessous, pensez vous qu’il soit encore judicieux que le projet de parc éolien de
    Mesnil-Raoul / Bourg Beaudouin sorte de terre ????? A méditer !!!

    Cordialement
    N. Sorin
    Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable

    Paris le 26 juin 2016

    > > Communique de presse de la Fédération Environnement Durable
    > > voir article publié par le journal Économie Matin le 26 juin 2016
    > >
    > > Mai 2016, Résultat éolien calamiteux. Le gouvernement disjoncte.

    En mai 2016, ERDF nous apprend que le parc éolien français a officiellement produit 1525 GWh d’électricité, soit 3,75% de l’ensemble de la production d’électricité de la France.

    Le parc éolien français compte actuellement près de 7000 éoliennes. Il a coûté plus de 20 milliards d’euros d’investissements, dont 75% ont consisté à importer des machines du Danemark ou d’Allemagne.

    Si d’aventure, un citoyen se risquait à faire une règle de trois, il calculerait qu’il faut implanter 186.000 éoliennes, soit un investissement de 533 milliards d’euros, pour produire, en théorie, 100% de l’électricité nationale.

    En théorie, car la stupéfaction de ce citoyen sera totale quand il réalisera d’une part, que les jours où il n’y a pas de vent, ces 186.000 éoliennes ne servent strictement à rien et plongent la France dans un blackout complet. D’autre part que les jours trop ventés, il faut impérativement et rapidement arrêter ces machines pour ne pas mettre le réseau en panne si la consommation est faible, avec l’obligation de se débarrasser par tous les moyens de cette électricité surproduite en la bradant sur le marché libre à n’importe quel prix, même négatif.

    Ce citoyen pourra alors légitimement s’interroger sur le bien-fondé de la stratégie énergétique poursuivie par les dirigeants de la France, et plus spécialement sur le programme de la « Transition Énergétique » gravé dans le marbre par le gouvernement actuel.

    Mais lorsque qu’il découvrira qu’en dépit de la défaillance indiscutable des résultats réels de l’éolien terrestre, la ministre de l’environnement Ségolène Royal a décidé de tripler au plus vite le nombre actuel d’éoliennes terrestres, et qu’elle a lancé dans la précipitation un troisième appel d’offre pour implanter des parcs éoliens marins au ras du littoral, il est légitime de se demander, s’il ne va pas en conclure que le gouvernement français a complètement disjoncté.

    Contact Presse
    > > Jean-Louis Butré
    Fédération Environnement Durable
    http://environnementdurable.net
    contact@environnementdurable.net
    > > tel 06 80 99 38 08

    • Marie ATINAULT - Chargée de mission Energie, Climat et Territoires
      Marie ATINAULT - Chargée de mission Energie, Climat et Territoires dit :

      Bonjour Madame,

      Merci pour l’attention que vous portez à nos articles.
      Nous pouvons parfaitement comprendre la vivacité de votre réaction, car les choix énergétiques de notre pays préfigurent notre avenir.
      En revanche, nous vous invitons à prendre du recul sur le communiqué de presse qui émane de la FED, Fédération bien connue pour ses plaidoyers anti-éoliens.

      Il n’existe malheureusement pas de solution parfaite pour sortir de l’impasse énergétique dans laquelle se trouve notre société.
      Pour des raisons environnementales, climatiques, économiques, mais aussi géopolitiques et diplomatiques, nous devons aujourd’hui nous émanciper des énergies fossiles et offrir un autre avenir à nos territoires.

      La déplétion des énergies fossiles n’est pas une hypothèse. C’est une réalité parfaitement attestée par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE).
      Depuis le début des années 80, les gisements de pétrole nouvellement découverts ne suffisent plus à compenser l’augmentation de la consommation mondiale (voir publications de l’ASPO).
      Nos émissions de gaz à effet de serre menacent gravement la machine climatique, au point de mettre en péril les écosystèmes, l’agriculture, le cycle de l’eau et la biodiversité…
      L’extraction, la transformation et la combustion des ressources fossiles sont responsables de différentes pollutions dont les impacts sur la santé humaine sont quotidiens (ex: Benzène, particules fines, HAP, COV…)

      Enfin, que dire des milliers d’emplois dépendants de ces énergies et dont nous devons prévoir, dès aujourd’hui, la mutation vers d’autres activités, pérennes et non délocalisables.

      Comme vous le savez, la transition énergétique repose sur 3 piliers indissociables :
      – la Sobriété : c’est à dire les économies d’énergie réalisées par chacun d’entre nous, via des comportements plus économes
      – l’Efficacité énergétique : consistant à améliorer la performance énergétique de nos bâtiments et les rendements de nos moteurs ou procédés industriels
      – les Énergies renouvelables : remplaçant pétrole, gaz, charbon et uranium par l’énergie tirée du vent, du soleil, du bois, des déchets organiques, des courants…)
      Les deux premiers piliers visent à réduire au maximum nos besoins en énergie tandis que le troisième vise à satisfaire nos besoins incompressibles à partir des ressources disponibles localement.

      Plusieurs scénarios attestent de la faisabilité de cette transition. A titre d’exemple, nous vous invitons à consulter le scénario Scénario 2030-2050
      Le scénario negaWatt, quant à lui, nous engage à réduire de 55% notre consommation d’énergie finale entre 2010 et 2050 (-66% en énergie primaire). Ce même scénario nous montre qu’il est possible d’atteindre 90% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2050.

      Le terme de « Mix » énergétique sous entend un développement simultané de plusieurs énergies renouvelables, se complétant et prenant le relai les unes des autres, en fonction des ressources de chaque territoire, des conditions météorologiques, des alternances jour/nuit….
      Dans chaque région, le développement éolien est encadré par une réglementation très stricte et planifié par un Schéma Régional Eolien (SRE) qui tient compte de la proximité des habitations, du patrimoine architectural et historique, de la présence d’espèces protégées et des couloirs migratoires.
      Il n’est donc pas question de développer l’éolien partout et encore moins d’essayer d’atteindre en production éolienne le niveau actuel de consommation.

      Bien entendu, la transition énergétique prévoit également un important travail sur les réseaux afin de les adapter à l’injection des différentes énergies renouvelables (intermittence de l’éolien et du solaire, injection de biogaz purifié dans le réseau de gaz, extension des réseaux de chaleur…)

      Enfin, si vous permettez, l’expression « pour implanter des parcs éoliens marins au ras du littoral » n’est pas tout à fait exacte puisque les premiers parcs offshore français seront implantés entre 15 et 20 km au large de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc, Courseulles-sur-mer et Fécamp.
      Il pourrait être possible de les implanter plus au large et ainsi de réduire l’impact visuel depuis la côte. C’était notamment la proposition faite par la Compagnie du Vent, dans la variante « grand large » du premier projet porté au large de Dieppe Le Tréport.
      Cependant, un recul des parcs entrainerait une forte augmentation du coût des projets et donc du kWh produit. Augmentation que ni l’Etat ni les consommateurs ne sont prêts, pour l’heure, à accepter…

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